« De toute leur histoire, les USA n'ont jamais affronté un ennemi comme l'Iran » (Analyste brésilienne)

Vendredi 17 Avril 2026

Patricia Marins, analyste de défense indépendante réputée pour ses études approfondies sur les technologies militaires et les dynamiques géopolitiques mondiales, a déclaré sur son site Web que la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran s'était achevée la semaine dernière par un accord de cessez-le-feu.

 

Selon cette analyste, les États-Unis n'auraient jamais, de toute leur histoire, affronté un ennemi comparable à l'Iran.

 

Pour bien saisir cette réalité, l’analyste explique qu’il convient d'analyser les contrastes entre la situation actuelle et les conflits passés de l'Amérique, notamment sur le front du Pacifique lors de la Seconde Guerre mondiale.

 

Elle rappelle qu’à cette époque, les États-Unis possédaient une avance technologique absolue sur le Japon, grâce aux radars à micro-ondes, aux fusées de proximité, aux sonars actifs et à une cryptographie de pointe.

 

Les navires américains pouvaient repérer les flottes japonaises à des kilomètres dans l'obscurité totale et verrouiller leurs cibles automatiquement.

 

Elle souligne d’ailleurs qu’à elle seule, la fusée de proximité avait multiplié par 500 % l'efficacité de la défense antiaérienne américaine, là où les Japonais restaient dépendants de télémètres optiques rudimentaires.

 

Toutefois, Mme Marins affirme que ce scénario est totalement inexistant dans une guerre contre l'Iran.


Elle soutient que les États-Unis n'ont jamais été confrontés à un tel ennemi, soulignant qu'aujourd'hui, les Iraniens ont surpassé les Américains dans plusieurs domaines clés.

 

Elle cite notamment le secteur des missiles balistiques, où l'Iran a développé et produit des systèmes de courte et moyenne portée d'une précision chirurgicale.

 

L'analyste précise que les faits confirment le déploiement par l'Iran de missiles hypersoniques lors de ses frappes contre Israël, preuves vidéo à l'appui.

 

Elle souligne également que Téhéran a maintenu une cadence de 30 à 50 lancements de missiles par jour pendant près de 40 jours.

 

Elle ajoute qu’à l'issue de ce conflit, les États-Unis peinent désormais à se relever des échecs cuisants de leurs propres programmes de missiles.

 

Mme Marins a ajouté que dans le domaine des drones à sens unique (kamikazes), l'Iran est bien en avance, tant par la conception furtive de ses modèles que par sa technologie anti-brouillage, au point que les États-Unis ont été contraints de copier le drone iranien Shahed sous le nom de LUCAS.

 

Selon l'analyste, nous assistons à l'avènement d'une guerre multipolaire, un nouveau monde que l'Occident refuse encore d'accepter. [Press TV]

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